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L'Histoire a été manipulée
On invoque la tradition
au sujet des lieux saints, mais aucun indice archéologique ne peut
les authentifier avec certitude. L'Histoire a été manipulée
par les historiens chrétiens, sans doute dans de "bonnes"
intentions, en premier lieu dans l'hagiographie (la vie des saints est
truffée de prodiges et miracles pour les besoins de la cause) mais
aussi pour d'autres raisons (maintenir la suprématie de l'Eglise
de Rome).
Contrairement à
leurs dires, la grande bibliothèque d'Alexandrie,
réputée contenir tout les savoirs du monde antique, ne fut
pas détruite par l'incendie de 47 av. J-C, lors de la prise de
la ville par Jules César. Selon le témoignage de Strabon
(du premier siècle après J-C), l'incendie n'atteingnit que
les hangars du port. Une première thèse implique les chrétiens
dans la destruction de la fameuse Bibliothèque au moment des guerres
entre Zénobie et Palmyre (au IIIe siècle), sous
Aurélien. La seconde thèse dit ceci : sous l'Empereur Théodose,
l'archevêque d'Alexandrie ordonna de faire brûler les livres
de la célèbre bibliothèque qui contenait les uvres
complètes des Anciens. Suite à l'Edit de Théodose
interdisant tous les cultes païens (391), la grande Bibliothèque
d'Alexandrie fut donc détruite lors du pillage des édifices
publics d'Alexandrie, lors de la destruction
du Sérapeum et du Théâtre de Dionysos, soit un siècle
plus tard.
De même, l'ordre
de l'incendie de Rome de l'an 64 fut attribué par les historiens
chrétiens à Néron, alors que l'empereur s'était
absenté ce jour-là pour assister à une représentation.
C'est pour masquer la vérité, on s'en doute, car les feux
furent allumés par des sbires de saint Paul,
"ceux de la maison de César" (Philippiens Ch. I, v. 22).
Des historiens contemporains ont remis les pendules à l'heure !
On comprend pourquoi Paul, l'incendiaire, fut crucifié la tête
en bas à Rome ! Entre Juifs et chrétiens, il se produisit
une scissure après la querelle entre Paul et les apôtres
juifs ; les disciples juifs ne survécurent pas aux guerres de Judée
et à la chute de Jérusalem, en 70.
En l'an 67, Pierre
serait mort martyr à Rome ? Non, cette thèse est réfutable.
En fait, si on se réfère au livre des Actes, Pierre n'a
jamais pu aller à Rome. Il a été fait prisonnier
à Jérusalem, rien de plus n'est dit sur lui ensuite. Dans
le Livre de l'Apocalypse où il est fait allusion
aux deux témoins fidèles, Jacques et Pierre, il est dit
qu'ils furent exécutés à Jérusalem, "là-même
où le Seigneur fut crucifié"(XI, 7-8). Cela contredit
la thèse de Pierre évêque à Rome qui est très
postérieure aux faits, basée sur la lettre de Clément
de Rome (datant de 95). Ces deux témoins étant deux apôtres
martyrs, il ne peut pas être question de Paul, qui avait gagné
Rome, mais plutôt de Pierre et de Jacques, car la présence
de Pierre à Rome n'est nullement attestée dans les Actes.
La seconde épître attribuée à Pierre, écrite
par Sylvain (ou Silas), bien postérieure, ne constitue pas une
preuve. Depuis Voltaire, le dogme de la filiation apostolique de l'Eglise
depuis Simon-Pierre, disciple de Jésus, a été réfuté
par nombre d'historiens. Il n'y a pas de document authentique confirmant
la présence de l'apôtre Pierre à Rome, cela ne repose
que sur des contes d'un Père d'Asie, Abdias (Dictionnaire Philosophique
de Voltaire), et sur des suppositions relatives à l'épitre
de Clément de Rome. Pierre, dit Cephas, n'a certainement pas mis
les pieds à Rome, comme le suggère la légende inventée
pour les besoins de la cause et reprise dans le roman Quo vadis.
Enfin, les résultats des fouilles ordonnées en 1939 par
le Pape Pie XII, pour trouver le tombeau de saint Pierre sous la basilique
vaticane et accréditer ainsi la thèse de son séjour
à Rome, sont sujet à polémique, car ces fouilles
archéologiques n'aboutissent pas à des preuves, loin
s'en faut, malgré tout ce qu'en disent les revues catholiques.
Le saint sépulcre n'est qu'une
invention datant du IVe siècle destinée à
satisfaire les pèlerins qui voulaient se rendre en "Terre
sainte". Il fallait des preuves matérielles aux croyants,
et Hélène, la mère de Constantin le grand, s'en chargea,
après avoir cherché le bois de la "vraie croix".
L'inventaire des "lieux saints" commença alors. Mais
il est ridicule d'accorder à ces sites une valeur historique.
La suprématie
romaine s'est d'ailleurs établie progressivement au Moyen-âge,
à partir de la théorie du pape Léon Ier
(440-461) et fut acquise bien après la chute de l'Empire romain,
lors du déclin de Byzance grâce à la "donation
de Quiercy" en 754 : Etienne II, évêque de Rome, à
genoux et en pleurs, obtint de Pépin le Bref plus de la moitié
de la péninsule italienne (territoires à l'origine des États
pontificaux) et grâce à la "donation de Constantin"
(un faux notoire).
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