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Quelques poèmes
A
mon lecteur
Bonne mâchoire et bon estomac;
C'est ce que je te souhaite !
Et si tu digères mon livre,
Tu t'entendras certainement avec moi !
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Le
sceptique parle
La moitié de ta vie est passée,
Longtemps déjà elle a erré,
Elle cherche et n'a pas encore trouvé ;
Et la voici qui hésite ?
La moitié de ta vie est passée :
Elle fut douleur et erreur d'heure en heure !
Que cherches-tu encore ? Le pourquoi ?
C'est justement ce que je cherche
que je cherche.
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Ecce Homo
Oui, je sais bien d'où je viens !
Inassouvi comme la flamme,
J'harde pour me consumer.
Ce que je tiens devient lumière,
Charbon ce que je délaisse :
Car je suis flamme assurément !
(Extraits du préambule au Gai Savoir de
Nietzsche, ces petits poèmes sont les plus limpides)
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C'est dans Ainsi Parlait Zarathoustra que le talent poétique
de Nietzsche est le plus dithyrambique (Les filles du désert, §
2).
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